Les jours rouges Tempo ne couvrent que 22 journées par saison, mais ils peuvent peser lourd dans une facture lorsque le chauffage fonctionne en journée. Pour la période tarifaire 2026-2027, les tarifs publiés au 1er août 2026 indiquent un prix de 0,7295 € par kWh en heures pleines rouges, contre 0,1654 € en heures pleines bleues. L’écart transforme un usage ordinaire — chauffer une pièce, lancer un cycle ou cuisiner — en poste de dépense à surveiller.
Cette option repose sur un calendrier à trois couleurs et deux plages horaires. Les jours rouges sont réservés à l’hiver, annoncés pour le lendemain vers 17 h et associés à des règles de placement précises. Comprendre ces mécanismes aide à décider si Tempo correspond à un foyer, à estimer l’impact sur la facture d’énergie et à choisir les gestes réellement utiles. Une lessive reportée, un chauffe-eau piloté ou une meilleure isolation peuvent réduire l’exposition au tarif élevé, sans imposer de vivre dans le froid.
En bref :
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22 jours rouges sont prévus entre le 1er novembre et le 31 mars, hors week-ends et jours fériés.
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La couleur du lendemain est annoncée vers 17 h ; les prévisions à plusieurs jours restent indicatives.
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En 2026, le prix communiqué atteint 0,7295 €/kWh en heures pleines rouges et 0,1615 €/kWh en heures creuses rouges.
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Déplacer les usages pilotables vers la nuit est souvent plus efficace que de réduire tous les usages indistinctement.
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Le bénéfice de Tempo dépend du chauffage, de l’isolation, des habitudes et de la capacité à adapter la consommation électrique.
Jours rouges Tempo : définition et règles de calendrier
Tempo répartit les journées en trois couleurs : bleu, blanc et rouge. Les jours rouges signalent les périodes hivernales où le prix du kilowattheure en heures pleines est le plus élevé. Cette différence tarifaire vise à inciter les abonnés à réduire ou déplacer leur demande lorsque le réseau est particulièrement sollicité.
Le calendrier de la période tarifaire court du 1er septembre au 31 août, mais les 22 jours rouges sont placés entre le 1er novembre et le 31 mars. Ils ne peuvent tomber ni le samedi, ni le dimanche, ni un jour férié, et la série ne peut dépasser cinq jours consécutifs. La date exacte n’est donc pas connue pour toute la saison : la couleur du lendemain est communiquée quotidiennement, généralement vers 17 h.
Le froid peut contribuer à accroître la demande, notamment lorsque de nombreux logements utilisent le chauffage électrique. La météo ne suffit toutefois pas à prédire une journée rouge avec certitude : les prévisions de consommation et les conditions de production entrent aussi en jeu. Il faut donc distinguer une période propice aux alertes d’une annonce officielle.
À titre pratique, un ménage qui apprend mardi à 17 h que mercredi sera rouge peut encore lancer ses appareils nécessaires avant minuit ou les programmer pour les heures creuses. Le calendrier offre une marge d’organisation, pas une garantie de prévision à long terme. Le bon réflexe consiste à surveiller l’annonce officielle plutôt qu’à traiter une estimation météo comme une certitude.
Tarifs Tempo 2026 : comprendre le coût des heures pleines et creuses
Les tarifs ci-dessous sont ceux communiqués comme tarifs EDF TTC au 1er août 2026. Les heures pleines s’étendent de 6 h à 22 h et les heures creuses de 22 h à 6 h. Le montant payé dépend ensuite du nombre de kilowattheures consommés dans chaque tranche ; l’abonnement fixe n’est pas inclus dans ce calcul.
| Couleur | Heures creuses, €/kWh TTC | Heures pleines, €/kWh TTC |
|---|---|---|
| Bleu | 0,1356 | 0,1654 |
| Blanc | 0,1536 | 0,1921 |
| Rouge | 0,1615 | 0,7295 |
En heures pleines, le tarif rouge est environ 4,4 fois celui du bleu selon cette grille. Une machine consommant 1,5 kWh revient à environ 1,09 € si elle tourne en heures pleines rouges, contre près de 0,25 € en heures pleines bleues. En heures creuses rouges, le même cycle coûte environ 0,24 €. Le décalage horaire peut donc changer nettement le coût d’un usage précis.
Un calcul simple permet d’évaluer un report : déplacer 10 kWh d’heures pleines rouges vers les heures creuses rouges représente environ 5,68 € d’écart avec ces tarifs (10 × [0,7295 − 0,1615]). Cela ne signifie pas que chaque foyer économisera cette somme chaque jour : seuls les usages effectivement décalés comptent. Vérifiez aussi les tarifs applicables à votre contrat et à sa date, car une grille peut évoluer.
Les tarifs ne suffisent pas à établir si l’option est avantageuse sur une année. Il faut intégrer toutes les couleurs, la répartition horaire réelle, l’abonnement et les consommations d’hiver. Pour une comparaison fiable, appuyez-vous sur vos relevés ou une simulation de facture plutôt que sur le seul prix rouge.
Impact des jours rouges Tempo sur la facture d’énergie
Le chauffage électrique rend le choix des horaires particulièrement visible. Prenons un logement consommant 40 kWh lors d’une journée froide, dont 24 kWh en heures pleines. À 0,7295 €/kWh, la seule part de consommation en heures pleines rouges représente environ 17,51 €. À titre de comparaison, les mêmes 24 kWh au tarif bleu HP coûtent environ 3,97 €. Cet exemple isole une tranche de consommation et ne constitue pas le montant total de la facture.
Si les 24 kWh en heures pleines se répétaient pendant les 22 jours rouges, cette part coûterait environ 385,18 € avec le tarif rouge indiqué. L’écart avec le tarif bleu serait proche de 298,20 €. Ce calcul théorique ne prédit pas une facture réelle : la météo varie, la consommation n’est pas constante et une partie des usages peut être déplacée ou réduite.
Une erreur fréquente consiste à multiplier le prix rouge par toute la consommation quotidienne sans séparer les plages horaires. Or les heures creuses restent nettement moins chères que les heures pleines rouges dans cette grille. À l’inverse, supposer que tout peut passer la nuit est également irréaliste : les appareils médicaux, le chauffage nécessaire ou la présence à domicile peuvent limiter les ajustements.
Pour chiffrer votre propre situation, relevez pendant quelques semaines la consommation HP et HC, puis appliquez les prix correspondant aux couleurs. Les données du compteur permettent de remplacer les estimations par des volumes mesurés. Cette méthode aide à distinguer un risque budgétaire réel d’une impression créée par un tarif spectaculaire.
Les chiffres prennent leur sens lorsqu’ils sont reliés à des gestes concrets et aux contraintes du logement.
Anticiper le calendrier des jours rouges et recevoir les alertes Tempo
La couleur du lendemain est actualisée chaque jour et annoncée vers 17 h. Les informations associées à la période en cours permettent aussi de consulter l’historique des couleurs. Les calendriers iCalendar peuvent être abonnés dans un agenda numérique et mis à jour automatiquement ; quatre versions peuvent distinguer les jours bleus, blancs, rouges ou l’ensemble des couleurs.
Un agenda partagé est utile dans un foyer où chacun prend en charge une partie des tâches. Une alerte sur le téléphone peut rappeler de différer le lave-vaisselle ou de vérifier le chauffe-eau, tandis qu’un calendrier visible dans la cuisine donne à tous le même repère. Les services tiers proposant des tendances à cinq ou quinze jours peuvent aider à se préparer, mais leurs prévisions ne remplacent pas l’annonce officielle.
Avant de s’abonner à un calendrier, vérifiez qu’il concerne bien la période en cours et qu’il se met à jour. Les archives des saisons précédentes sont utiles pour consulter le passé, mais elles ne prédisent pas les dates à venir. Les données calendaires peuvent également être présentées à titre indicatif : pour l’information contractuelle, fiez-vous à l’affichage de votre compteur et aux communications de votre fournisseur.
Un foyer peut adopter une routine simple : consulter l’alerte en fin d’après-midi, reporter les appareils non urgents, puis vérifier leur programmation avant de se coucher. Cette petite vérification évite qu’un départ différé mal réglé lance un cycle pendant les heures pleines. Les alertes Tempo deviennent alors un outil de décision, plutôt qu’un simple code couleur.
Réduire la consommation électrique sans sacrifier le confort
La stratégie la plus simple consiste à déplacer les usages flexibles plutôt qu’à tout interrompre. Lave-linge, lave-vaisselle, recharge de véhicule et chauffe-eau peuvent parfois fonctionner en heures creuses, sous réserve des équipements et réglages du logement. En jour rouge, ces heures vont de 22 h à 6 h selon la grille fournie.
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Programmer les appareils pour éviter les heures pleines rouges, tout en respectant les consignes de sécurité du fabricant.
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Adapter légèrement le chauffage si le logement reste confortable ; une baisse de 1 à 2 °C peut contribuer à la réduction de consommation, mais l’effet varie selon l’isolation et le système.
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Limiter les pertes de chaleur en fermant volets et rideaux le soir et en traitant les courants d’air faciles à corriger.
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Éviter les automatismes mal réglés : vérifiez les horaires du ballon d’eau chaude et des prises programmables après chaque changement d’heure ou de contrat.
Pour un repas préparé un jour rouge, choisir une cuisson courte ou préparer certains ingrédients la veille peut réduire le recours prolongé au four. Des idées de menus peuvent aussi aider à planifier sans renoncer à un repas agréable, par exemple avec ces pistes de repas innovants et sains.
Il n’existe pas de geste universel. Un logement bien isolé avec des appareils programmables offre davantage de marge qu’un logement traversant mal isolé, ou qu’un foyer où une personne doit rester au chaud en journée. Les équipements médicaux ne doivent jamais être interrompus pour répondre à un signal tarifaire. Le confort, la sécurité et la santé passent avant le déplacement d’une charge.
Choisir Tempo selon le logement et les habitudes du foyer
Tempo peut convenir aux ménages capables de décaler une part importante de leurs usages et dont le chauffage ne maintient pas une forte demande pendant les heures pleines rouges. À l’opposé, une présence diurne permanente, un logement énergivore ou des besoins peu modulables peuvent réduire l’intérêt de l’option. La décision doit reposer sur des consommations réelles, pas seulement sur l’idée que les jours bleus sont moins chers.
| Profil du logement ou du foyer | Point à examiner | Piste de décision |
|---|---|---|
| Foyer flexible | Part des charges déplaçables vers la nuit | Simuler Tempo avec les relevés HP/HC |
| Télétravail fréquent | Chauffage et appareils utilisés en journée | Comparer avec une offre à plages fixes |
| Logement mal isolé | Besoin de chauffage lors des pics tarifaires | Mesurer d’abord l’effet des travaux simples |
| Équipement médical nécessaire | Usages non interrompables | Ne jamais les décaler ; comparer les contrats |
Une erreur consiste à choisir l’offre uniquement à partir de la puissance souscrite. Les prix du kWh mentionnés ici sont indiqués comme identiques de 6 à 36 kVA, mais la puissance ne décrit pas les horaires de consommation. C’est le profil d’usage, et non le seul abonnement, qui permet d’estimer l’effet des jours rouges.
La consommation énergétique mérite aussi d’être examinée lors d’une recherche de logement : isolation, type de chauffage et exposition influencent les dépenses futures. Pour comparer des biens au-delà du prix affiché, un outil de recherche immobilière et de sélection de logements peut accompagner l’étude des critères, à compléter par les informations énergétiques propres à chaque bien. Les charges effectives dépendent toujours du bâtiment et de ses occupants.
Automatisation et domotique : piloter les usages en jour rouge
Une prise connectée ou un gestionnaire d’énergie peut éviter d’avoir à surveiller chaque appareil. Selon la compatibilité des équipements, un scénario peut différer la recharge d’un véhicule ou programmer le chauffe-eau pendant les heures creuses. Une baisse automatique du chauffage doit toutefois préserver une température adaptée aux personnes présentes et ne pas provoquer de redémarrages coûteux ou inconfortables.
Avant de confier les réglages à une automatisation, testez-les sur une journée ordinaire. Vérifiez que les appareils redémarrent correctement, que l’eau chaude reste disponible et que le thermostat ne crée pas de fortes variations. Un système mal configuré peut déplacer un usage vers une heure inadaptée ou annuler l’économie recherchée.
La domotique n’est pas indispensable. Une alerte manuelle, une programmation intégrée au lave-linge et un agenda familial peuvent suffire. Le coût d’un équipement doit être comparé à l’économie potentielle sur plusieurs saisons, sans supposer un nombre fixe de jours rouges ni un niveau de consommation constant.
Dans un logement que l’on envisage d’acheter, la possibilité de piloter les équipements et la qualité de l’isolation sont des critères pratiques, au même titre que la surface ou l’emplacement. À Marseille, par exemple, les besoins de chauffage et de rafraîchissement ne se présentent pas comme dans une région aux hivers plus rigoureux ; les caractéristiques du secteur de la Pointe-Rouge illustrent combien le contexte local entre dans l’évaluation d’un bien. Cela ne permet pas de déduire la facture d’un logement précis, qui dépend de ses équipements et de son usage.
Évaluer les jours rouges Tempo avec un cas concret
Considérons un appartement de 80 m² chauffé à l’électricité, avec 40 kWh consommés lors d’une journée hivernale, dont 24 kWh en heures pleines. Avec le tarif rouge de 0,7295 €/kWh, la tranche HP coûte 17,51 €. Le calcul ne comprend pas les 16 kWh restants, qui peuvent relever des heures creuses, ni l’abonnement.
Si l’occupante déplace 6 kWh d’appareils vers les heures creuses rouges, l’écart de prix pour ces seuls kilowattheures est d’environ 3,41 € (6 × [0,7295 − 0,1615]). Le gain réel suppose que ces usages soient bien déplaçables et que leur consommation ne soit pas simplement reportée vers une autre heure pleine. Un cycle lancé après 22 h aide ; un appareil programmé à 21 h 30, non.
Une baisse de chauffage peut apporter un complément, mais son effet dépend notamment de l’isolation, de l’inertie du bâtiment et de la température extérieure. Il serait trompeur de garantir une économie précise à partir d’un pourcentage général. La méthode la plus fiable consiste à comparer les relevés de journées comparables, en notant la météo et les horaires de présence.
Si le coût reste trop sensible après une saison d’observation, comparez Tempo à une offre à heures creuses fixes ou à un tarif sans distinction quotidienne. Le bon arbitrage dépend du contrat disponible, de ses prix à la date de souscription et des usages du ménage. Pour les calculs, utilisez les tarifs contractuels à jour plutôt qu’une ancienne grille retrouvée dans une archive.
Questions fréquentes sur les jours rouges Tempo
Les réponses ci-dessous résument les repères utiles, mais les prix applicables restent ceux du contrat en vigueur et de la période considérée. Une vérification de l’affichage du compteur et des communications du fournisseur permet d’éviter une confusion entre prévision et information officielle.
Combien de jours rouges Tempo y a-t-il par saison ?
La saison compte 22 jours rouges, placés entre le 1er novembre et le 31 mars. Ils ne sont pas programmés le samedi, le dimanche ou un jour férié, selon les règles communiquées pour l’option.
À quelle heure connaît-on la couleur du lendemain ?
La couleur du lendemain est généralement annoncée vers 17 h. Les prévisions à plusieurs jours peuvent aider à s’organiser, mais elles ne remplacent pas cette annonce.
Les heures creuses restent-elles utiles pendant un jour rouge ?
Oui. Dans la grille EDF TTC indiquée au 1er août 2026, le tarif rouge est de 0,1615 €/kWh en heures creuses contre 0,7295 €/kWh en heures pleines. Vérifiez la grille de votre contrat avant tout calcul.
Que faire sans domotique ni possibilité de tout décaler ?
Programmez les appareils qui peuvent attendre, évitez les veilles inutiles et adaptez le chauffage seulement si le confort le permet. Les usages médicaux ou indispensables ne doivent jamais être interrompus ; comparez aussi Tempo à d’autres options tarifaires.



